ATTENTION !!!

Je suis un peu cruche et je ne sais pas comment inverser les articles alors il faut commencer par la dernière page - où figure le premier article- puis revenir vers la dernière page...
Merci de votre compréhension et bonne lecture.

dimanche 14 mars 2010

Chapitre II : Kéo et moi




J'étais dans ma chambre, au bahut. Je suis pensionnaire. Kéo nous avait trouvé une super fête. Il devait nous attendre en bas du bâtiment à 2 heures du matin. Nous, Tara, Evalli, Taxime, Nuckas et moi, devions nous barrer en douce du lycée. On l'avait déjà fait plusieurs fois mais cette fois, j'étais plus stressée parce que j'avais décidé que je dirais tout à Kéo. Je voulais lui avouer mon amour pour lui, que je voulais le suivre dans ses voyage, le suivre partout, que j'étais prête à faire n'importe quoi pour lui. Evalli m'avait dit qu'elle avait vu dans ces prémonitions sur moi que je voyagerais dans le monde entier avec un homme très séduisant. Je savais que cet homme c'était Kéo.
Bon, voilà, il était 1 heure 55. Je m'habillai avec ma plus belle robe. Celle qui m'arrivait au milieu de la cuisse. La bleu foncé avec des paillettes dessus. J'avais aussi mes plus belles chaussures à brides, bleu foncées, elles aussi. Je m'étais déjà maquillée avant de me coucher pour ne pas perdre de temps. Les filles aussi étaient prêtes et les garçons venaient d'entrer dans notre chambre. C'était la plus facile pour faire le mur. Les responsables du lycée n'auraient jamais dus nous mettre dans cette chambre, Tara, Eva et moi.
Je suivais Nuckas qui enjambait la fenêtre et m'aidait à faire de même. Quand, enfin, je fus arrivée sur le mur de la cour qui nous séparait de la vie exterieur, Kéo ouvrit les bras et me dit ''saute ! ''. C'est ce que je fis. J'arrivais dans ces bras. Sentir son corps musclé me rendait toute fébrile. J'avais envie de hurler de joie comme une hystérique.
– Ca va, me demanda-t-il.
– Oui. C'est de plus en plus facile de tromper leur vigilance.
Il sourit. Ce sourire qui me faisait fondre. Il me dé-sera de son emprise. Je reculais un peu, histoire de le contempler des pieds à la tête. Il était à tomber. Sa chemise blanche était un peu ouverte et laissait entrevoir son torse musclé. Lui aussi devait me regarder parce qu'il me dit :
– C'est une nouvelle robe ?
– Oui. Je l'ai acheté avant-hier. Elle te plait ?
– Beaucoup. Elle va bien avec tes yeux et tes ailes.
– Merci, dis-je avant que ma voix se coupe tant j'étais heureuse.
Nous partîmes à pied. La fête n'était pas très loin et avec nos ailes ça allait plus vite. La soirée se trouvait dans une cave. Deux vigiles étaient plantés devant la porte :
– Vous avez vous invitations ou vos pass, demanda l'un.
Kéo passa son bras sur mes épaules comme si je lui appartennait puis, avec l'autre bras fouilla dans sa poche.
– Voilà. Nous sommes six.
– Ouais. C'est bon. Entrez.
L'ambiance était d'enfer. Le DJ se trémoussait devant ses platines pendant que les invités dansaient sans gènes. Les bar-men faisaient volé les cocktails commandés par les danseurs assoiffés. Tout était tel que je l'avait imaginé dans mes plus beaux rêves. Quand je rêvais que Kéo m'emmenait dans une soirée et qu'il m'avouait qu'il m'aimait. Ensuite, nous partions sur une moto très loin. Là où personne nous ne nous retrouverait.
– Tu veux danser, me proposa Kéo.
– Oui, avec plaisir.
J'adressai un petit clin d'oeil à mes deux amies. Kéo me prit par la main et m'emmena au milieu de la foule. À ce moment là, la musique changea. À la place d'un rythme endiablé ce fut une mélodie plus lente et plus douce ; un slow. Tout ce dont je rêvais. Kéo posa sa main libre sur ma taille et me rapprocha de lui. Je pouvais sentir son odeur. Une odeur de savon, de bois et d'herbe. Moi qui n'aimait pas beaucoup la nature, à ce moment là, c'était devenu mon odeur préférée.
– Je voulais, commença-t-il mais il se tue.
– Qu'est ce qu'il y a, lui demandais-je.
– Rien. Ce n'est rien. Rien d'important en tout cas.
– Dit le moi quand même.
– Non non.
En prononçant ces deux derniers mots il m'éloigna un peu de lui. Je n'aurais pas du insister. Mais si il voulait me dire qu'il m'aimait...
Nous dansâmes en silence puis il m'offrit à boire. Nous rejoignîmes les autres. Discrètement, Tara me fit signe. Celui-ci voulait dire : ''Tu lui as dit ?''. Je répondit par une mine défaite qui voulait tout dire. Elle se renfonça au fond de la banquette, la mine attristée, déçue pour moi. Je jeta un rapide coup d'oeil à mon prince charmant qui c'était, pour l'instant, conduit comme un affreux crapaud. Il était en train de contempler un groupe de filles, se trémoussant au son de la musique et en gloussant tel des lutins riant d'une blague de leur confrère. Il les regardait en salivant devant leurs longues ailes, qu'est ce qu'il pouvait m'énerver quand il était comme ça ! Tout à coup, mes rêves et espérances s'efffacaient. Disparaiçaient, même. Je retourna la tête pour me consacrer pleinement à l'étude de mon verre de jus de polaine. J'en bu une gorgées puis m'affala sur ma chaise. Je détestait les soirées, je le détestais, lui. J'avais envie de rentrer au pensionnat et ne plus jamais en sortir.
- Il commence à être tard. Non ?
- Tu as raison, me répondit Evalli qui avait comprit que j'allais bientôt fondre en larmes et m'engouffrer dans une dépresion si nous n'avions pas une conversation entre filles. On y va ?
- Déjà ?!?, lança Nuckas.
- Oui. Il faut y aller, dit Tara en lui adressant un regard lourd de sens. On a un contrôle en conservation de la nature, demain.
- Un contrôle en ... Ah ! oui ! Exacte, dit Nuckas qui vennait de comprendre. Oui. On ... On va y aller.
- Et bien, vous n'êtes pas resté longtemps. C'est pas grave.
Kéo se leva mais tout de suite Tara reprit :
- Nan ! Enfin... ne te dérange pas. on va rentrer ensemble.
- Bon. Comme vous voulez.
Moi, j'étais sur le point de tomber etllement mes jambes tremblaient. je me sentais mal. J'étais trahie. Je voulais lui déclarer mon amour et lui, il mattait ces... ces filles !
- Au revoir, Tegan. Bonne nuit.
Il me prit par les épaules et m'embrassa longement sur les deux joues. Je ne sais pas comment il faisait mais ses baisers faisaient le même effet que si il m'avait embrassé sur la bouche, d'une étrainte qu'on ne voit que dans les films romantiques. Je frissonais mais n'en restait pas moins faché. Je m'écarta assez précipitament de lui et lança un "Ouais. C'est ça. Bonne nuit !" dans le vide. Je me tourna vers mes amis, mes vrais amis.
- On y va ?
Ils me suivirent. Je sortis dignement puis, une fois la porte et les vigiles, je féfondra au sol, en pleure.
- Ça va aller, dit Tara en me caressant les cheveux.
Non. Non ça n'allait pas ! J'étais détruite de l'interieur, vide, un trou noir. Je ne savais même pas pourquoi. Il n'avait pas fait grand chose. Mais en faite, c'était ça le pire : c'est qu'il n'avait RIEN fait !! Je me remis à trembler. A trembler comme une feuille. J'essayais de me contrôler mais c'était difficile. Je me mit à inspirer, hexpirer, inspirer, de plus en plus régulièrement. Je réussis à me calmer. Nous revirent au pensionnat et rentrâmes directement dans notre chambre, à nous, les filles. Quand j'attrapai le rebord de la fenêtre une main sèche mais délicate m'aida à entrer. Qui était-ce ?
- Alors, comme ça on fait l'école buissonnière ?
C'était Madame Argmizout, la surveillante de lycée, dite La Vieille. On l'appelait comme ça à cause de ses dizaines de couche de rides qu'elle avait accumulée en réprimandant les élèves impertinents.
- C'est pas ce que vous croyez Madame.
- Ah ! Et bien alors, que faisiez-vous, tous les trois dans la rue. Vous faisiez vos leçons ?
Nuckas prit la parole. C'était lui le meilleur pour inventer des excuses.
- Vous allez rire Madame ...
- Tel que vous me voyez là, je suis déjà à mon maximum, répondit La Vieille pour faire de l'humour.
- Ahahah. Très drôle ! Quel sens de l'humour vous avez. Vous devriez faire de la télé'. Non, en faite j'ai fait tomber mon devoir de biologie par la fenêtre et, avec le vent qu'il y a, il a dérivé dans la rue, devant la chambre des filles.
- Ah oui ? Et bien il doit y avoir beaucoup de vent puisque votre chambre est de l'autre côté du bâtiment.
Oups. Cela s'annonçait mal pour nous. De toute façon, La Vieille savait qu'on avait fait le mur. On était cuit !
- Allez, Messieurs, rentrez dans vos chambres. Nous en parlerons demain matin à la première heure.

Aucun commentaire: